Le pilote Inter Europol Competition, Tom Dillmann, a raconté l’incroyable victoire de son équipe en LMP2 à l’issue des 12 Heures de Sebring en IMSA.
C’est le Français qui a pris le volant de l’Oreca 07 LMP2 #43 pour le dernier sprint de 31 minutes jusqu’au drapeau à damier.
Dillmann se battait alors pour la deuxième place, juste derrière le jeune talent et pilote Peugeot Hypercar, Malthe Jakobsen, au volant de l’Oreca #04 de Crowdstrike Racing.
Une pression constante pour forcer l’erreur
En conférence de presse après la course, Dillmann est revenu sur cette fin de course haletante :
"Avant la neutralisation sous drapeau jaune, l’équipe remontait très rapidement sur la Crowdstrike, donc je savais que nous avions un bon rythme.
Mais être assez rapide pour dépasser est une autre histoire avec ce type de voiture à fort appui aérodynamique.
Je savais que nous avions une chance, mais en IMSA, tout peut basculer en quelques minutes, du héros au zéro.
J’ai continué à lui mettre la pression, parce que quand tu as un pilote derrière toi, tu dois prendre des risques dans le trafic."
Un duel intense dans le trafic GT
À l’approche du drapeau à damier, la bataille pour la tête en LMP2 s’est intensifiée. Les deux pilotes devaient naviguer à travers le trafic GT, rendant les dépassements encore plus périlleux.
C’est dans le virage de Sunset Bend que Jakobsen a commis une erreur cruciale : il a légèrement touché l’arrière de la Corvette Z06 GT3.R #13 de Matt Bell.
Cette faute lui a valu une pénalité de passage par la voie des stands, alors qu’il menait la course.
Profitant de l’erreur de son adversaire, Dillmann a pris la tête à 10 minutes de l’arrivée et s’est imposé, tandis que Jakobsen chutait à la sixième place après avoir purgé sa sanction.
"J’ai vécu la même chose il y a un mois"
En repensant à l’erreur de Jakobsen, Dillmann a confié qu’il comprenait la situation, l’ayant lui-même vécue récemment :
"Ça m’est arrivé il y a un mois en Asian Le Mans. J’étais de l’autre côté, je menais la course et j’ai fait une erreur dans le trafic. Je sais que ça peut arriver."
"Là, j’ai pu prendre la tête, et je pense que j’avais le rythme nécessaire pour contrôler la fin de course."
"Mais il fallait encore passer le trafic GT, ce qui n’est jamais simple. Tous les pilotes se battent pour leur propre position et ne te laissent pas passer facilement."
"Une fois que j’étais sorti du trafic GT, je savais que la victoire était sous contrôle et j’ai pu ramener la voiture jusqu’à l’arrivée."
Grâce à cette performance magistrale, Tom Dillmann, Jeremy Clarke et Bijoy Garg ont décroché une victoire mémorable en LMP2 sur le légendaire Sebring International Raceway.