Luca Marini, ancien pilote du team VR46, a rejoint Honda cette saison pour remplacer Marc Márquez, la star emblématique de la marque japonaise. L’Italien est arrivé dans une période compliquée pour Honda, qui occupait la dernière place sur la grille la saison passée. Cependant, cette année, un vent d’espoir semble souffler sur le constructeur nippon. Lors d’une conférence de presse, Marini s’est montré confiant, estimant que l’équipe dispose d’une large marge de progression.
Une course encourageante en Argentine
Le frère de Valentino Rossi a tenu à souligner les bonnes sensations qu’il a éprouvées en fin de course sur le circuit de Termas de Río Hondo, en Argentine, où il a su exploiter au mieux sa machine :
« La vitesse en fin de course était incroyable, vraiment excellente. La combinaison du pneu arrière médium et des réglages de la moto nous a beaucoup aidés. Nous avons fait un grand pas en avant par rapport à samedi en ajustant légèrement la moto, ce qui m’a permis de mieux piloter. »
Cependant, il regrette une mauvaise sortie de grille qui a compromis sa course :
« Jack (Miller) m’a forcé à couper les gaz au départ, ce qui m’a fait perdre plusieurs positions. Ensuite, j’ai dû remonter, mais une fois seul, j’avais déjà près de quatre secondes de retard sur Joan (Mir). »
Malgré cette progression, Marini admet que Honda souffre encore d’un manque d’adhérence et de vibrations :
« Ce n’est pas un problème en soi, mais ça nous limite. Nous n’avons pas assez de grip à l’arrière et, lorsque les pneus s’usent, les vibrations apparaissent. Il faut régler ça rapidement, car c’était déjà un problème en fin de saison dernière et cela nous fait perdre du temps inutilement. »
Ce facteur l’a empêché de rivaliser avec son coéquipier Joan Mir en Argentine, ses pneus étant trop dégradés :
« J’avais un bon rythme, mais j’ai trop sollicité mon pneu arrière médium pour rejoindre le groupe de tête. Une fois arrivé, mon pneu était trop usé, et j’ai dû me contenter de survivre jusqu’à la fin. »
Néanmoins, il considère que le week-end a été l’un des meilleurs de Honda depuis 2019 :
« C’était un bon week-end pour nous et je suis satisfait du travail accompli. »
Les axes d’amélioration et les ambitions pour Austin
Marini compare Honda à Yamaha, l’autre constructeur japonais, qu’il juge supérieur en qualifications. Un domaine clé sur lequel Honda doit progresser pour espérer rivaliser avec KTM et Aprilia :
« Nous devons nous améliorer en qualifications, car Yamaha est plus forte que nous à ce niveau. Si nous parvenons à mieux nous positionner sur la grille, Joan et moi pourrions être la troisième meilleure marque, peut-être juste derrière Aprilia. Je pense que nous aurions pu rivaliser avec eux en course. »
À l’approche du Grand Prix des Amériques à Austin (28-30 mars), Marini sait que le vendredi sera crucial :
« Texas est une course différente, avec des pneus différents. Joan et moi avons des motos bien différentes de celles utilisées en Thaïlande. Il faudra comprendre quelle base utiliser dès vendredi, car la clé sera d’entrer directement en Q2, comme Zarco l’a fait en Argentine. Une bonne qualification changerait totalement notre course. »
Enfin, il admet que son propre pilotage doit aussi évoluer, notamment pour être plus performant en qualifications :
« De mon côté, je fais tout pour trouver les bonnes références et donner le maximum, en prenant tous les risques. Mais nous avons aussi quelques idées pour améliorer la moto, notamment pour mieux exploiter les pneus en tour rapide. »
Marini et Honda continuent donc de travailler pour remonter dans la hiérarchie du MotoGP. S’ils parviennent à progresser en qualifications, ils pourraient rapidement se rapprocher des écuries de pointe.