Six pilotes disputaient aujourd’hui leur premier Grand Prix de Formule 1 à temps plein en Australie, mais seuls deux d’entre eux ont vu l’arrivée dans des conditions difficiles.
Un départ catastrophique pour Hadjar et Doohan
Deux rookies étaient déjà éliminés avant même la fin du premier tour. Le plus abattu d’entre eux était sans doute Isack Hadjar, qui a perdu le contrôle de sa voiture dans le virage 2 dès le tour de formation, terminant dans le mur et provoquant un retard au départ.
Le pilote Racing Bulls a expliqué qu’il était concentré sur la préparation de ses pneus lorsque sa monoplace lui a échappé. "D’habitude, je prends les choses étape par étape", a-t-il déclaré. "Nous voulions avoir le meilleur tour de formation possible pour le départ de la course. J’ai voulu chauffer les pneus trop tôt et j’ai fait une erreur minime, mais avec ces conditions, la voiture devient incontrôlable. On devient un simple passager, et c’est une sensation terrible."
Le départ a dû être annulé pour permettre d’évacuer la voiture d’Hadjar, ce qui a repoussé le début de la course d’un quart d’heure.
Quelques instants après le départ, Jack Doohan a également perdu le contrôle de son Alpine dans le virage 6 et s’est crashé.
"C’est le résultat d’une combinaison de facteurs que nous allons analyser en équipe pour apprendre de cette erreur et éviter qu’elle ne se reproduise", a-t-il expliqué. "C’est une leçon difficile, mais je l’ai acceptée et je me concentre maintenant sur la suite."
Bortoleto et Lawson pris au piège sous la pluie
Alors que la pluie faisait son retour au 46ᵉ tour, Gabriel Bortoleto a vu son premier Grand Prix s’achever prématurément. "Malheureusement, j’ai touché un vibreur et j’ai fini dans le mur", a-t-il admis.
Un tour plus tard, Liam Lawson a lui aussi perdu le contrôle et heurté une barrière. Le rookie le plus expérimenté du lot avait pris le pari de rester en pneus slicks usés de 14 tours malgré l’averse.
"On a tenté le coup, en espérant que la moitié du circuit resterait sèche", a-t-il expliqué. "On savait que le secteur 3 était mauvais, mais on pensait que le secteur 1 resterait praticable, donc on a continué. Mais il s’est mis à pleuvoir à verse. À ce moment-là, j’avais déjà ralenti parce que c’était trop mouillé, je voulais juste rester en piste… mais ce n’était clairement pas idéal."
Antonelli et Bearman sauvent l’honneur
Parmi les six rookies engagés, seuls deux ont réussi à rallier l’arrivée. Andrea Kimi Antonelli a brillé en terminant 4ᵉ au volant de sa Mercedes après être parti 16ᵉ sur la grille, marquant ainsi ses premiers points en F1.
Oliver Bearman, après une préparation difficile marquée par deux erreurs majeures en essais libres, a quant à lui réussi à amener sa Haas jusqu’au drapeau à damier, sauvant l’essentiel dans une course éprouvante.