Triple Crown de Glendale : les enseignements du week-end en Supercross


La première épreuve au format Triple Crown de la saison s’est déroulée à Glendale, offrant du spectacle et soulevant de nombreuses interrogations. Jason Thomas, ancien pilote pro et journaliste pour NBC, a répondu aux questions brûlantes sur cette soirée intense.


Le format Triple Crown : une pression supplémentaire pour les pilotes ?

Avec trois finales au lieu d’une seule, le format Triple Crown ajoute du stress aux pilotes. D’un côté, ils peuvent compenser un mauvais résultat sur une des courses, mais de l’autre, chaque départ est crucial et les risques sont décuplés.

« Trois départs face aux meilleurs pilotes augmentent forcément le niveau de risque. Pour les spectateurs, c’est génial, mais pour les pilotes et les équipes, c’est un format plus subi qu’embrassé. »


Des départs compliqués à Glendale ?

Eli Tomac a eu du mal à bien partir jusqu’à ce qu’il opte pour une place plus extérieure lors de la troisième finale 450SX.

« La longueur du départ était plus courte qu’habituellement à Glendale. Tomac aime partir à l’extérieur et utiliser la puissance de sa Yamaha. Sans toute la longueur du stade, l’impact du départ sur grille était encore plus important. »

Ce problème semble toucher l’ensemble des Yamaha, qui alternent entre départs parfaits et catastrophes, preuve d’un manque de régularité dans le processus.


Julien Beaumer : simple erreur ou pression du championnat ?

Le jeune Julien Beaumer a chuté deux fois alors qu’il avait réussi deux holeshots en 250SX. Signe d’une pression croissante ?

« Je ne pense pas que ce soit lié à la pression, il venait de réussir des départs parfaits. Il a simplement voulu trop bien faire et s’échapper trop vite. Il apprendra en regardant la gestion plus posée de Cole Davies en tête. »

Malgré ses erreurs, Beaumer repart de Glendale avec la plaque rouge, un rappel qu’il est toujours en tête du championnat.


Tension entre Haiden Deegan et Beaumer ?

Lors de la première chute de Beaumer, tous les pilotes l’évitent sauf Haiden Deegan, qui percute son dos avec son guidon. Un simple incident ou un geste intentionnel ?

« Impossible de dire s’il y avait une intention, mais connaissant les deux protagonistes, on peut se poser la question. Deegan était aussi coincé en haut du virage et n’avait pas beaucoup d’options. »

Un élément à surveiller dans les prochaines courses.


L’ascension impressionnante de Cole Davies

Cole Davies a surpris tout le monde en remportant ses deux premières finales 250SX, avant de chuter dans la dernière après un contact avec un Tuff Block.

« Il devait être aux anges après ses deux victoires, mais aussi déçu de ne pas avoir conclu. Il a perdu l’épreuve et des dizaines de milliers de dollars en primes. Mais vu son talent, ce ne sera pas sa dernière opportunité. »


Billy Laninovich, un exploit à 41 ans !

Malgré son âge et une blessure en qualifications à San Diego, Billy Laninovich s’est qualifié pour la finale via le LCQ.

« C’est incroyable. Il n’est plus le jeune pilote qui a gagné à San Francisco en 2005, mais il est toujours là. Le défi mental est encore plus grand que le défi physique à cet âge. Respect ! »


Cooper Webb surprend sur une piste qui ne lui réussit pas

Historiquement, Cooper Webb n’a jamais été à l’aise sur le sol glissant et les whoops exigeants de Glendale. Pourtant, il a brillé cette année.

« Webb adore prouver qu’on a tort de douter de lui. Plus on lui dit qu’il ne peut pas, plus il le fait. »


Ken Roczen et Chase Sexton : deux réussites différentes

Ken Roczen perd la plaque rouge mais décroche une victoire en finale.

« Un podium est toujours une réussite dans cette catégorie. Le plus important est de rester en lice pour le titre. »

De son côté, Chase Sexton remporte l’épreuve sans gagner de finale mais s’empare de la tête du championnat.

« Il aurait aimé battre Tomac en course 3, mais un gain de 200 000$ et la plaque rouge, ça reste une excellente soirée. »


Justin Hill : imprévisible mais talentueux

Justin Hill a alterné le bon et le moins bon cette saison, mais à Glendale, il termine 6ᵉ en 450SX.

« Il est impossible de prévoir ses performances. Mais plus la piste est technique et complexe, plus Hill est à l’aise. »


Avec ces nombreux rebondissements et performances inattendues, ce Triple Crown de Glendale a encore une fois prouvé pourquoi le Supercross est l’un des sports mécaniques les plus spectaculaires du moment.

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