Sébastien Loeb et la stratégie de la première spéciale du Rallye Dakar 2025


La première spéciale du Rallye Dakar 2025 a été décisive dans la planification des pilotes, notamment avec l'incontournable étape de 48 heures qui approche. Beaucoup ont décidé d'adopter une stratégie plus calme pour ne pas prendre de risques inutiles et perdre le moins de temps possible lors des journées suivantes. L'un des pilotes ayant suivi cette tactique est Sébastien Loeb, qui a choisi de s'arrêter juste avant la ligne d'arrivée pour ne pas prendre trop d'avance et ainsi aborder de manière optimale les étapes à venir en Arabie Saoudite.

Loeb a terminé la première spéciale à la 25e position, bien qu’il ait été initialement 23e. Une pénalité de 2 minutes pour avoir dépassé la limite de vitesse à un endroit précis a été la cause de cette chute dans le classement. Cependant, le Français n’a pas été perturbé par cette position. Son objectif n’était pas de réaliser le meilleur temps, mais de perdre le moins de temps possible sur les étapes cruciales à venir.

Le plan stratégique de Loeb

Comme l'explique Loeb : "Nous n'avons pas pris de risques, car l'objectif n'était pas de marquer le meilleur temps. Nous avons décidé de nous arrêter quelques minutes à la fin pour perdre un peu de temps et ne pas partir trop en avant demain." L'idée était de se placer dans une position confortable pour les étapes suivantes, sans prendre de retard, mais sans aussi gaspiller d'énergie inutilement.

Loeb a précisé que cette stratégie était partagée par de nombreux compétiteurs : "Tout le monde a fait la même chose, donc il faudra attendre de voir ce qui se passe dans le classement." Pour mettre en œuvre ce plan, Loeb et son équipe se sont cachés derrière une grosse roche, observant passer Nasser Al Attiyah, Ekström et Lategan, qui étaient juste derrière eux. Ils savaient que Lategan leur avait déjà pris 14 minutes, et ils se sont rendus compte qu’ils n’étaient peut-être pas arrêtés assez longtemps.

Positionnement pour l'étape de 48 heures

Loeb partira dernier des voitures du groupe Renault, ce qui pourrait être un avantage pour l’étape de 48 heures. En ne devant pas ouvrir la piste, il pourra gérer son rythme plus sereinement et n’aura pas besoin de se précipiter, puisqu'il pourra surveiller ses rivaux devant lui, tels que Nasser Al Attiyah, Carlos Sainz et sa coéquipière Cristina Gutiérrez, qui a terminé 5e après avoir surmonté les problèmes rencontrés avec son Sandrider.

La stratégie de Sébastien Loeb semble donc être une approche à long terme pour les étapes à venir, où la patience et la gestion du temps seront cruciales. Comme il l’a lui-même dit : "Il faudra attendre de voir ce qui se passe dans le classement", mais avec cette approche calculée, le pilote français espère rester compétitif tout au long de la compétition.

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